Quand le vent dessine les rosaces…

Eoliennes blanches

Des rosaces d’éoliennes intéressantes.

Ce matin de juillet, nous n’étions pas sous le soleil de plomb de la canicule. Un joli manteau nuageux traversait le ciel des Côtes d’Armor; le vent était au sud ouest, le soleil perçait régulièrement: conditions idéales pour capturer la rotation des éoliennes et traquer la belle rosace.

Je me rends sur le site de Boquého, sur le col de Marhallac’h, me positionne face aux machines. Erreur fondamentale, j’oublie de mesurer la vitesse de rotation des pales. J’utilise la fréquence de prise de vues habituelle, soit une photo toutes les deux secondes et 10 photos successives.

Je réalise le stacking à postériori: déception majeure, les machines ne tournaient pas assez vite ; assemblage des photo totalement décevant.

Cependant, nous sommes à l’approche de l’été, les foins sont assemblés en balles rondes. Quelques prises de vues intéressantes viennent compenser ma déception.

A la découverte d’autres spots.

J’avais repéré, il y a quelques temps, un autre champ d’éoliennes, au sud de la région de Quintin, sur les hauteurs de la commune du Haut Corlay, la bien nommée.

Quelques kilomètres plus loin, j’installe mon trépied, véritablement au sommet de la colline, sur le roc qui affleure en plein cœur d’un champ de maïs. Les conditions climatiques n’ont pas changé, les machines tournent un peu plus vite et au fil du déplacement des nuages, la colline aux éoliennes passe du soleil à l’ombre.

Je réalise plusieurs séries de 10 photos en mode intervallomètre à 2’’ de distance.

Depuis mon promontoire, j’observe aussi au loin deux autres fermes d’éoliennes, la première sur Lanfains, où j’ai déjà travaillé il y a trois ans et la seconde sur Saint Bihy, sur laquelle je me suis rendu au printemps dernier.

Exploiter les caprices des nuages, du soleil et du vent.

Sous ce ciel changeant, avec un vent plutôt constant, les paysages s’éclairent puis passent à l’ombre, peignent les mats et les pales de blanc ou de gris. Cela nous promet une belle variété de composition.

Parfois au lointain, les autres champs apparaissent puis disparaissent comme dans le pinceau de lumière d’un projecteur.

Avec un peu de chance…

Ces apparitions et occultations du soleil vont se révéler des acteurs de la composition de mes images assemblées.

Une des difficultés de l’exercice est que dans le temps, le photographe n’est pas totalement maître de la lumière qui aujourd’hui changeait à chaque instant.

La difficulté est d’autant plus grande que lorsque vous lancez une prise de vues par intervallomètre, vous ne pouvez pas interrompre la séance ; vous devez alors laisser filer les nuages et leurs pinceaux d’ombre et de soleil.

Il faut bien évidemment ajouter les critères habituels dont je vous ai déjà entretenus : vitesse et direction du vent.

Ainsi donc, il faut un peu de chance et de persévérance pour composer des photos originales. Un regard sur le nuages permet cependant d’anticiper les 20 secondes qui viennent.

J’ai eu plaisir à retenir celle-ci que je souhaite exposer en septembre avec des collègues d’Art’images, au Cap de Plérin (22).

Eoliennes

Les éoliennes du Haut Corlay, au premier plan sont toutes dans l’ombre, sauf une au centre. Celles de Lanfains son illuminées et on peut observer aisément que l’une d’entre elles ne bénéficie pas du même souffle que ses collègues.

Sur la gauche et dans l ‘ombre, celles de Saint Bihy tournent aussi à une vitesse variable.

Cette fois le premier plan est presque totalement à l’ombre, le soleil demeure à l’horizon, le nuages sont presque menaçants.

Ici inversion, la colline du Haut Corlay est ensoleillée, ses voisines se contentent de l’ombre, autre version de la scène.

Cette photo résulte d’un challenge que m’ont lancé des amis photographes. Je devais leur démontrer que l’on peut imprimer le mouvement des pales en gérant une impression de flou. Chers amis, pari tenu grâce à un filtre ND.

Et aussi, un peu de malchance…

Ici aussi la campagne enroulait ses balles de foin et de paille, comme si le mouvement rotatif des éoliennes se répandait au sol, entrainant les chaumes en ces gros chamallows dorés.

J’ai pris plaisir à composer quelques photos que je vous livre.

Je suis rentré, heureux de ma sortie, avec un beau matériau artistique.

Malheureusement trois jours plus tard, j’observais avoir perdu mon trépied, sans doute oublié le long d’un chemin…

Je ne l’ai pas retrouvé ; rien dans les objets perdus des mairies avoisinantes…

A trop avoir le nez dans les nuages on finit par ne plus rester les pieds sur terre… et son trépied envolé !!!

Rien, qui, cependant n’entamera ma passion…

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